Soutenons la motricité du bébé !

Chers Libres Explorateurs du tout-petit, bonjour !

Petit à petit, nous cheminons avec vous… Petit à petit, nous avançons dans notre exploration.

Jusqu’ici nous avons principalement évoqué l’accompagnement du bébé : la manière d’être présent pour lui sous l’axe de l’attachement (y compris en collectivité ) ou de la confiance , de le considérer comme un vrai petit chercheur en herbe doué de compétences précoces , etc.

Mais pour mieux comprendre nos tout-petits, il nous faut nous intéresser à bien d’autres aspects !

Aujourd’hui, c’est Morgane Le Peintre, psychomotricienne et formatrice[i], qui nous plonge dans les mouvements des bébés, dans leur façon bien à eux d’explorer le monde au gré de leur développement.

Pensons dynamique !

Nul doute que vous avez parcouru de beaux manuels vous expliquant qu’à tel âge, bébé est capable de s’assoir ou encore de marcher… Nul doute que vous avez acquis des connaissances quant à la chronologie du développement des compétences motrices des tout-petits…

Pour autant, nul doute également que cela a du vous paraître parfois un peu réducteur… que ce qui se révèle « vrai » pour certains bébés, ne colle pas avec ce qui se passe pour d’autres.

C’est qu’il manque une donnée ESSENTIELLE : l’indivualité ! Pas les bébés, mais ce bébé là…

Mais bonne nouvelle ! (oui, oui, vraiment, on vous assure !) Des approches existent qui nous offrent précisément le luxe de penser le développement psychomoteur en termes à la fois dynamiques et personnalisés. En la matière, nous pouvons penser aux travaux de Roger Vasseur ou encore d’André Bullinger, lui qui parlait du développement de l’enfant comme  d’« un processus et non un état ».

Tous au poste d’observateurs-accompagnateurs !

Les « normes » rigides, universelles ne peuvent suffire : celui qui nous guide véritablement est le bébé lui-même.

C’est en l’observant que nous pouvons l’accompagner dans son développement psychomoteur ! C’est en scrutant attentivement l’harmonie entre le tout-petit et l’environnement que nous pourrons mieux le comprendre !

Pourquoi l’observer ? Car le bébé est aussi celui qui se meut librement ! Pensons à Emmi Pikler et à son concept de motricité libre ou autonome du tout-petit. Tous ces petits mouvements, depuis ces petites jambes qui bougent à cette main qui se tend vers un jouet, sont au service du développement !

Dans son exploration motrice du monde, le bébé acquiert de nouvelles compétences : c’est le retournement, le ramper…

Mais alors… et nous adultes ?

Et bien nous avons notre importance !

L’idée : se mettre en mesure de proposer un environnement A-DAP-TÉ.

Car qu’est-ce qu’être un accompagnateur ? C’est aussi celui qui va être facilitateur : comprenons-nous bien, il ne s’agit pas de lisser le milieu pour que tout soit trop « facile » ou encore moins de faire à la place de l’enfant ! Mais cela signifie par exemple pour les plus jeunes de nos explorateurs, de leur proposer un tapis ni trop petit, ni trop grand afin de leur permettre de faire leurs expériences motrices… Mais également de mettre à la disposition des tout-petits des jouets qu’ils peuvent attraper… et qui soient aussi intéressants au niveau sensoriel !

Cette offre environnementale est ce qui va permettre, susciter des expériences du corps. Une manière pour les bébés de mieux connaître ce dernier, de le découvrir, d’apprendre…


Découvrez le livre de Morgane Le Peintre


Mais bien évidemment, là encore, point de rigidité à l’horizon ! Retour à l’observation (que nous n’avons jamais abandonnée d’ailleurs !) afin de proposer des situations motrices, des objets et des jouets qui nourrissent ce désir d’exploration, d’expérimentations de manière toujours renouvelée et sans cesse ajustée au niveau développemental psychomoteur.

Vous voulez un exemple ?

Pensez au moment où bébé découvre les mouvements de ses jambes et de ses pieds. Une douce caresse sensorielle, du type petite chatouille de ces derniers avec une balle, est aussi ce qui va entraîner des mouvements.

Et là qu’avons-nous ? Un tout-petit qui de lui-même bougera… bien loin de l’adulte mouvant, levant les jambes de haut en bas…

Car de notre poste d’observateurs-accompagnateurs en chef, notre finalité est de participer à rendre le bébé actif, acteur de son développement… en toute LIBERTÉ !

C’est d’ailleurs ici que se loge toute l’importance du classique « ne pas mettre bébé assis s’il ne sait le faire de lui-même » : un tout-petit ne doit pas être mis dans une position qu’il ne peut de lui-même ni réaliser ni quitter…

Alors, parés à regarder d’un nouvel œil chaque mouvement des tout-petits… ? À penser et leur proposer un espace et des objets d’exploration dignes de ce nom et de leur propre niveau développemental ?

MOTRICITÉ…. ACTION ACTEUR !


[i] Le Peintre, M. (2017). La motricité de bébé – Les cinq périodes de développement de 0 à 18 mois. Savigny-sur-Orge : Éditions Philippe Duval.

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